Plus de bénéfices ? D’accord, mais comment ?

bénéfices

Un mot revient systématiquement à la bouche des entrepreneurs: les charges. Les charges tuent les entreprises et donnent des nuits blanches à leurs propriétaires. Au lieu de penser ‘charges’, les entrepreneurs doivent garder un mot en tête : le profit.

Nous ne parlons pas ici d’obsession du profit et des bénéfices mais plutôt de tout un état d’esprit, un positionnement mental tourné vers ce but précis. Sans profit, il n’y a pas de société, c’est aussi simple que cela. Et s’il y en a une, elle n’a alors probablement pas la bonne forme juridique et devrait être une fondation ou une oeuvre caritative.

Voici trois éléments qui permettent ce changement de mentalité et de fonctionnement opérationnel.

1. Acceptez l’idée que vous avez besoin de faire de l’argent pour survivre.

Pour des motifs personnels, politiques, culturels ou encore religieux, certaines personnes ne peuvent pas et ne veulent pas parler d’argent. Vous êtes un business, vous avez passé des centaines, voire des milliers d’heures sur votre affaire et pourtant l’argent est un sujet tabou?

Pas d’inquiétude, vous n’êtes pas le seul dans ce cas. Cela n’enlève rien à vos talents d’entrepreneur, mais sur un terme relativement court ça vous posera de sérieux problèmes.

Il est temps de vous décomplexer et d’envisager l’argent et les bénéfices que votre affaire peut engranger de manière saine et décomplexée.

2. Achetez bas, vendez haut.

Plus l’on avance, plus il devient difficile d’être compétitif. La consolidation des grands acteurs de votre secteur, les ententes sur les prix, les coûts, la concurrence étrangère pèsent sur vos épaules.

Il faut donc réagir et réfléchir à d’autres modèles opérationnels. Vous vendez des produits en acier semi-finis? Sourcez sur une plateforme telle que tradekey.com ou alibaba.com. Vos fournisseurs locaux font des caprices? faites jouer la concurrence!

L’avantage d’un marché mondialisé, c’est que tout le monde peut avoir accès à des ressources similaires aux grandes entreprises. Il suffit d’être suffisamment ouvert et un peu moins ethno-centrique pour accepter que vos meilleures affaires ne sont peut-être plus sur votre pas de porte, comme il y a 15 ou 20 ans.

3. La comptabilité fait aussi partie de votre affaire

Ce point est particulièrement symptomatique car nombre d’entrepreneurs que nous voyons sont d’excellents vendeurs et de très bons communicants mais sont pas contre incapables de vous donner le moindre chiffre concernant leur business.

Si vous êtes de ceux-là, il faudra vous faire violence et mettre les mains dans le ‘cambouis’ car votre comptable est certainement très compétent, mais il ne peut pas tout faire non plus.

Vos chiffres vivent et évoluent au rythme de votre affaire. Ils font partie intégrante de votre projet et les ignorer serait signer l’arrêt de mort de vos ambitions entrepreneuriales.

Une formule chère aux Américains est la ‘5 voie’ (source: Brad Sugars), soit cinq paramètres pour en savoir plus sur l’état de vos comptes. Pour cela, on utilise :

  • prospects- taux de conversion des ventes- vente moyenne- nombre de transactions moyennes- marge

Pas besoin pour autant de retourner prendre des cours de TQG, il vous suffira des connaître quelques formules importantes pour savoir à quel pouls votre business bat en combinant ces paramètres:

prospects X taux de conversion des ventes = CLIENTS

clients X vente moyenne X nombre de transactions moyenne = CHIFFRE D’AFFAIRES

CA X marge = bénéfice

Pour accroître votre bénéfice, il faut booster vos marges par une légère augmentation de prix par exemple. Celle-ci peut être justifiée par un packaging véhiculant une image de plus haute qualité à votre produit. C’est une idée, il en existe bien d’autres.

En effet, augmenter votre bénéfice en générant plus de prospects coûte de l’argent, donc travaillez d’abord avec vos clients avant de chercher à en acquérir d’autres coûte que coûte. C’est une stratégie onéreuse et dangereuse.