Serie A, B ou C de quoi parle-t-on ?

Serie A, B ou C

Pour ceux d’entre vous qui ne seraient pas encore très versés en jargon financier propre à l’univers entrepreneurial et aux phases initiales d’investissement, la terminologie du type Serie A, B ou C peut sembler quelque peu obscure. Levons le voile sur ce langage du capital-risque.

Ces séries correspondent aux phases de développement des entreprises qui tentent de lever des fonds. Les différences principales entre ces différents « rounds », c’est la maturité des sociétés, le type d’investisseurs impliqués, l’objectif de la levée de fonds ou encore la manière de les allouer.

Le financement débute avec le capital d’amorçage (ou seed capital). C’est le premier apport. En général, il s’agit de fonds propres provenant des poches des fondateurs, parfois de subventions étatiques et/ou de Business Angels. Pour donner un ordre d’idée, même s’il est difficile de généraliser puisque les situations diffèrent de fois en fois, les montants recherchés tournent généralement autour du demi-million.

Dans cette phase d’amorçage, l’apport en capital nourrit l’idée de la start-up et l’argent sert par exemple à financer des recherches de marchés pour affiner le produit ou mieux identifier les cibles. Cela permet également de commencer à faire grandir l’équipe.

Puis, on entre ensuite dans la phase de capital-risque et le financement se poursuit dans l’ordre de l’alphabet avec des « tours de table » en série A, B, puis C.

  • Les financements de Series A permettent généralement d’optimiser le produit, de l’amener vers de nouveaux marchés. Typiquement les montants investis se situent en 2 et 15 millions.
  • Dans la phase B, l’objectif est clairement d’atteindre un niveau supérieur en augmentant la pénétration dans le marché. L’équipe s’agrandit encore car à ce stade il faut faire de l’acquisition de talents. Les capital-risqueurs y injectent à nouveau plusieurs millions.
  • Pour la phase successive, en Series C, les investisseurs recherchent une expansion tangible. Les sociétés lèvent de quelques millions à plusieurs centaines qui peuvent notamment être utilisés pour réaliser des acquisitions ou des fusions.