Start-up: Les Sept Péchés Capitaux

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Les certitudes sont faites pour être remises en cause. Nous examinons aujourd’hui sept certitudes solidement ancrées dans les esprits de beaucoup de créateurs de start-ups et démontrons pourquoi ces préjugés sont de véritables péchés mortels.

L’orgueil – La start-up trop orgueilleuse n’a pas besoin de conseils, elle sait qui sont ses clients, ce qu’ils veulent et comment leur vendre ses produits/services. En vérité, une start-up -à ses débuts- n’a aucun clients et donc aucun feedback autre que théorique pour savoir si son business model est valable et si son offre intéresse le marché. Au mieux elle fait des ‘choix éclairés’ quant à sa cible de clientèle et au pire elle navigue complètement à vue. Il est donc essentiel de mettre son orgueil au placard et d’écouter les clients.

L’avarice
 – La start-up avare d’informations sur ses ‘secrets de fabrication’ et ses idées court le risque de se fermer de nombreuses portes. L’heure est plus que jamais à la transparence: entre les banques qui chassent leurs clients indélicats et les états qui publient les revenus de leurs fonctionnaires, tout ou presque est aujourd’hui accessible au public. La question n’est pas de savoir si c’est un bien ou une catastrophe, mais plutôt de savoir si vous êtes prêts à communiquer sur ce que vous faites et comment vous le faites.

Soyez réalistes: on ne vous volera pas votre idée ‘révolutionnaire’ car il y a de fortes chances que cette idée existe déjà. Ce n’est pas tant l’idée que vous devez protéger que la façon opérationnelle de l’exploiter.

L’envie – La start-up envieuse de sa concurrence -meilleur deal, dirigeants, produits, etc…- est vouée à un échec certain, car elle passe davantage de temps à faire de la veille concurrentielle qu’à travailler sur sa propre croissance. Nous reviendrons sur le sujet de la veille concurrentielle car il mérite d’être développé, mais sachez simplement que si contempler son nombril est détestable, fixer celui du voisin les yeux écarquillés l’est encore davantage.

La colère – Les projets qui reçoivent un financement autre que de la part des cercles classiques familles/amis sont l’écrasante minorité. Dans de nombreux cas on devra d’abord se débrouiller seuls, faire ses preuves et seulement ensuite revenir à la table des négociations. N’essuyez pas le premier (ni le dixième) refus avec un mouchoir gorgé d’amertume, cela ne fera pas avancer vos affaires et si vous persistez dans les pleurnicheries, les investisseurs potentiels vous éviteront comme la peste. Transformer les refus en expériences formatrices et vous progresserez toujours.

L’impureté – Vous voulez aller vite: les fonds, les partenaires mais avez-vous examiné les aspects légaux et juridiques de votre projet? Ne prenez pas de faux raccourcis avec votre start-up, cela pourrait s’avérer très coûteux par la suite. Faites appel à un notaire, un consultant ou toute autre personne compétente pour vous aider. Ce serait trop bête d’être stoppé net pour un problème de TVA ou d’assurances sociales ‘oubliés’…

La gourmandise – L’entrepreneur est ambitieux, il voit les choses en grand. Il veut des vastes bureaux, deux secrétaires et un adjoint à la mesure de ses ambitions. Le problème? Il compte sur les investisseurs pour nourrir ses appétits de grandeur. Les partenaires financiers ne sont pas là pour alimenter les comptes salaires de vos employés; ils sont venus pour soutenir un projet viable. Si vous ne pouvez pas démontrer du cash flow ou tout du moins le moyen d’en obtenir, cela veut probablement dire que vous n’avez pas besoin du bureau en noyer!

La paresse – Si la paresse n’est de loin pas un trait de caractère courant chez les entrepreneurs -bien au contraire- elle peut faire son apparition lorsqu’ils ont atteint ou regagné leur zone de confort. Rien de plus dangereux pour une start-up d’atteindre ce seuil douillet ou l’argent rentre facilement, le ciel est bleu et les gens sont heureux. Nous parlions de la complaisance, la paresse et sa plus proche cousine.